
Les axes de dĂ©veloppement du secteur des TIC sont au nombre de cinq. Ils ont Ă©tĂ© exposĂ©s jeudi dernier par le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration des professionnels des technologies de l’information (Apebi), Abdallah Deguig.
A travers ces axes, les professionnels souhaitent que le gouvernement se penche sur cinq chantiers jugĂ©s importants pour l’essor du secteur. Il s’agit de l’accĂšs au marchĂ©, la rĂ©forme lĂ©gale et administrative, l’accĂšs aux financements et facteurs de compĂ©titivitĂ©, la promotion du secteur et enfin la gouvernance de la mise en Ćuvre.
Concernant l’accĂšs au marchĂ©, l’Abepi demande «une meilleure visibilitĂ© sur la commande publique», Ă travers la mise Ă disposition de plus de donnĂ©es sur les budgets allouĂ©s au projets IT, une meilleure information sur les dĂ©lais de rĂ©alisation des projets et une plus grande visibilitĂ© sur les prĂ©visions d’achat. «Ces facteurs cumulĂ©s contribueront Ă une meilleure prĂ©paration de l’offre des opĂ©rateurs et Ă apporter une rĂ©ponse pertinente aux besoins exprimĂ©s » a soulignĂ© M.Dguig qui s’exprimait lors d’une rencontre jeudi dernier sur le thĂšme «pour l’Ă©mergence d’une industrie TIC locale autour des projets e-gov». Le prĂ©sident de l’Apebi a ajoutĂ© dans le mĂȘme sens que «nous sommes aussi pour un encouragement de l’acte d’externalisation dans le cadre de grands projets (backbone, datacenter, amĂ©nagement numĂ©riqueâŠ) dans l’objectif de âârendre local » le savoir faire et attirer de plus en plus de grands acteurs dans le but de tisser des partenariats avec les opĂ©rateurs locaux et contribuer ainsi Ă la crĂ©ation de champions nationaux».
L’Apebi estime par ailleurs que pour assurer un accompagnement des PME-TPE locales, il est nĂ©cessaire de mettre en place un «IT Small Business Act» avec pour objectif de faciliter Ă ces structures, l’accĂšs aux marchĂ©s de l’Etat.
Sur le plan administratif et lĂ©gal, l’Apebi juge «contraignantes » les conditions d’exĂ©cution des marchĂ©s publics et trouve que certains rĂšglements de consultations sont inadaptĂ©s «du fait que les textes restent standards et ne sont pas en phase avec toutes les spĂ©cificitĂ©s du secteur IT».
Selon M.Deguig, la profession souhaite que Maroc Numeric soit l’occasion d’adapter la rĂ©glementation aux spĂ©cificitĂ©s du secteur, notamment avec l’introduction d’un rĂ©fĂ©rentiel de textes rĂ©glementant les marchĂ©s publics.
«Nous proposons aussi l’Ă©laboration de contrats-types par catĂ©gories de prestations (fourniture, applicatifs spĂ©cifiques, maintenanceâŠ) pour une gestion plus fluide des marchĂ©s» a ajoutĂ© le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration des professionnels des technologies de l’information.
S’agissant de l’accĂšs au financement, l’Apebi estime que les dispositifs actuels manquent d’efficacitĂ©. Et c’est ce qui explique, selon elle, le manque d’engouement des acteurs pour ces dispositifs.
«L’accĂšs aux financements est d’autant plus important qu’il influe sur les efforts de recherche et dĂ©veloppement et contribue aussi Ă la crĂ©ation de facteurs de diffĂ©rentiation de l’industrie marocaine.
Le dĂ©veloppement de l’offre est directement liĂ© Ă l’importance accordĂ©e Ă la recherche-dĂ©veloppement dans les entreprises» a affirmĂ© M.Deguig, insistant sur la nĂ©cessaire articulation entre l’innovation, l’accĂšs aux marchĂ©s et l’accĂšs aux financements. Pour ce qui est de la promotion du secteur, la profession recommande, selon M.Deguig, de s’inscrire dans une approche marketing en communiquant davantage sur les succes story rĂ©alisĂ©es sur le marchĂ© local afin d’en faire des locomotives pour le dĂ©veloppement du marchĂ©. Enfin, le dernier axe de croissance du secteur du TIC concerne la « gouvernance». LĂ , l’Apebi prĂ©conise de faire participer davantage la profession aux processus de dĂ©cision afin de communiquer plus rĂ©guliĂšrement les prĂ©occupations et problĂ©matiques des entreprises du secteur.
« Ceci aura pour consĂ©quence une amĂ©lioration du contact entre les entreprises du secteur et l’administration par l’instauration d’un dialogue permanent permettant d’Ă©largir le consensus par rapport aux enjeux TI Ă l’Ă©chelle nationale, assurer conjointement une veille technologique, stratĂ©gique et rĂ©glementaire diffuser les bonnes pratiques aussi bien dans le secteur public que privé » a conclu M.Deguig.
source: lematin.ma/Actualite
