Kounouz Biladi entre dans sa 7ème année d’existence. Seulement 170 hôtels y participent, chiffre en baisse par rapport à la saison 2009. De plus la communication autour de ce programme qui vise les touristes nationaux marocains, n’est pas fameuse.
Le concept reste le même que les années précédentes. Des partenariats sont signés entre le ministère du tourisme et de l’artisanat, les hotels par le biais de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH) et les agences de voyages. Cette année seulement 170 hôtels nationaux participent à l’opération qui devrait s’étaler jusqu’en décembre 2010. Chiffre en baisse par rapport à l’année précédente où 240 hôtels avaient répondu présent.
Rappelons le concept. Ce sont des hôtels qui acceptent de baisser leurs prix afin d’attirer des voyageurs nationaux. Les prix affichés sont alors de 260 dhs pour une chambre en hôtel 2 étoiles, 360 pour un 3 étoiles, 460 dhs pour un 4 étoiles. Concernant les 5 étoiles, une remise de 60% sera effectuée sur le prix de base. La gratuité est accordée à un enfant par famille âgé de moins de 12 ans, à condition qu’il partage la chambre de ses parents. Il faut séjourner minimum 2 nuits et en chambre double.
L’objectif affiché par le ministre Yassir Zenagui est une « fidélisation sur le long terme ». Il s’agit pour le tourisme marocain, « de ne plus dépendre de la conjoncture internationale ». Il faut pousser les Marocains à visiter leur pays, ce tourisme intérieur aurait pour finalité de booster l’économie touristique, surtout en période creuse. L’année précédente une augmentation de 10% des nuitées locales a été enregistrée.
Mais alors pourquoi Kounouz Biladi ne marche pas comme voulu? Pourquoi les Marocains ne sont pas au rendez-vous?
Selon le quotidien marocain Le Soir Echos, l’une des causes serait que les hôteliers ne jouent pas vraiment le jeu jusqu’au bout. Ils acceptent de participer au plan mais une fois le voyageur sur place, toutes les raisons sont bonnes pour ne pas appliquer les conditions biladi. L’excuse la plus utilisée étant, « il n’y a plus de chambre disponible ». Malgré le fait que les personnes aient réservé, elles se voient contraintes de repartir ou bien de prendre une chambre à prix normal.
source: www.yabiladi.com/articles

