108 MDH pour trois contrats

L’exécution du projet Arboriculture fruitière mis en Å“uvre par l’Agence du Partenariat pour le Progrès (APP) se poursuit. Trois contrats ont été signés, hier à Rabat, pour une enveloppe globale de 108 millions de dirhams (12,5 millions de dollars). Le premier, portant sur un montant de 69,7 MDH (8,2 millions de dollars), a été concrétisé entre l’APP et le Groupement de cabinets conseils AFC Consultants International GmbH, Agriconsulting, Euroconsultant.

Il est relatif à la formation et l’assistance techniques des bénéficiaires et opérateurs de la filière du palmier dattier. Quant aux deux autres contrats, ils concernent la plantation de 2 100 ha d’amandiers dans les provinces de Taza et Al Hoceïma. D’un montant de 38 MDH (4,5 millions de dollars), ces contrats ont été signés avec l’entreprise Boughlala Mustapha et le groupement des entreprises Ouenzar et Berraho Abdelmalki.

Avec ces dernières opérations du projet Arboriculture fruitière, l’APP aura engagé 160 millions de dollars, soit plus de la moitié des 300,9 millions de dollars alloués au projet et aura ainsi atteint un engagement total du Compact MCA-Maroc de plus de 285 millions de dollars. Pour mémoire, ces actions s’inscrivent dans le cadre de la mise en Å“uvre du projet Arboriculture fruitière du Compact MCA-Maroc, exécuté en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, entité d’Exécution du projet.

Le Compact, doté d’un montant de 697,5 millions de dollars, a été signé le 31 août 2007 à Tétouan, sous la présidence effective de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, par les gouvernements des États-Unis d’Amérique, à travers le Millennium Challenge Corporation (MCC), et du Royaume du Maroc. Il est à préciser que le projet d’amélioration de la productivité agricole proposé au financement du MCA a pour but le développement de l’arboriculture fruitière aussi bien en bour qu’en irrigué.

Il concerne les zones de montagnes et oasiennes compte tenu que celles-ci disposent de potentialités et de ressources importantes pour le développement des filières ciblées à savoir : l’olivier, l’amandier, le figuier et le palmier dattier.
Les interventions proposées visent à créer les conditions nécessaires pour l’augmentation de la productivité et la compétitivité de ces filières et contribuer ainsi à l’amélioration de la croissance et la réduction de la pauvreté dans les provinces concernées.

Elles visent également d’induire une transformation profonde au niveau des systèmes de production actuels dominés par la céréaliculture et ce pour passer d’une agriculture traditionnelle et vulnérable aux aléas climatiques à une agriculture plus productive, compétitive, durable et intégrée aux marchés national et international.

En effet, l’arboriculture fruitière constitue un atout important pour le développement du potentiel agronomique, pédoclimatique et hydrique et une alternative judicieuse pour une mise en valeur adéquate des zones retenues (montagnes et oasis).

En outre, la production arboricole est génératrice d’une importante activité agro-industrielle, ce qui est de nature à intégrer les agriculteurs dans le circuit commercial et à créer de l’emploi. Elle constitue ainsi l’activité idoine pour l’amélioration de la trésorerie des agriculteurs et la création de l’emploi durant une longue période de l’année.

Force est de signaler que les espaces d’intervention au niveau des provinces retenues seront choisis de manière à assurer le maximum d’intégration, aussi bien en termes de mise en Å“uvre de l’ensemble des actions nécessaires à l’amélioration de la productivité que d’intégration verticale se traduisant par un développement global des filières de production, aboutissant à une meilleure valorisation des produits.

Valorisation post-récolte

L’objectif de ce projet prévoit la promotion des exploitations agricoles peu consommatrices en eau à travers le développement de l’arboriculture fruitière (olivier, amandier, palmier dattier et figuier).
Selon la chaîne de valeurs du secteur, le projet interviendra au niveau de la production arboricole, de la valorisation post-récolte et de la commercialisation. Les différentes activités prévues profiteront à plus de 136 000 exploitations dans les zones Bour, irriguées et oasiennes, réparties sur plus de 217 000 ha.
Le projet s’étend sur 25 provinces, situées en zones de piedmonts et oasiennes, caractérisées par des niveaux de pauvreté élevés, des revenus faibles en comparaison aux autres régions du pays et des potentialités et des ressources importantes pour le développement des filières ciblées.

source: www.lematin.ma

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